Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 14:45

Dans les isthmes, celui de Corinthe a ma préférence. Quoique celui de Courlande en Lithuanie...isthme-de-courlande.jpg

Et puis d'autres -ismes, bien jolis aussi : l'impressionnisme, le fauvisme,desserte-Matisse.jpg (à droite, La desserte rouge - Matisse) même le lettrisme ! Et le classicisme... Et ce bon vieux romantisme, quand même, hein ?

Parfois, ça se gâte, ça se systématise un peu : le dadaïsme ou le surréalisme (j'aime pas les dogmes et les dogues-mateux)... Mais il y a du bon, ce sont des mouvements, donc ça bouge !

J'oubliais le sublime expressionnisme allemand !

(Le cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene)cabinet-du-dr-caligari.jpg

Mais, parfois, les -ismes se gâtent franchement. Dans le genre strabisme ou machisme. Mais il y a pire : ce ne sont plus des mouvements, ce sont de vieilles sales vagues boueuses et puantes, qui font ressac sur des plages déjà polluées, encore et encore, avec des leit-motiv pourtant usés. Le danger terrible de l'-isme auquel je pense, c'est d'aller activer chez les gens le vieux fantasme de la peur : peur de l'autre, peur du nouveau, du différent. Et d'encourager un repli d'escargot trouillard. Je veux parler du POPULISME. J'ai vu l'autre soir une émission vraiment atterrante d'autant qu'elle était très près de la triste réalité : quatre portraits de leaders populistes d'Europe, leurs recettes, leurs salades, leurs simplifications extrêmes, et parfois - hélas, il faut le dire - leur habileté. J'en veux aux vieux qui savent où certains de ces leaders les ont menés. J'en veux aux jeunes de ne pas apprendre leurs leçons d'histoire.

Allez, je retourne dans mes isthmes mais quoiqu'en disent certains de mes amis, j'irai voter, oui, encore et encore, juste pour ajouter ma petite voix, mon déterminisme et refuser le fatalisme.

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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 18:05

 

 

 

 

 

AVRIL

 

 

 

 

Un jour, un orage avait tout métamorphosé, la couleur de l'air, tous les verts en eau et les jaunes en verts, jusqu'aux contours qui avaient changé...

Si bien que je m'étais endormie dans un monde et réveillée dans un autre. Ferment du doute.

 

Memory = mélange allègre.

 

Un autre jour, il n'y a pas si longtemps, ils se baignaient tous les deux, l'homme-enfant et l'enfant-homme et tout était jeu, élégance et harmonie ; l'évidence se précisa enfin : voici le feu et l'air dans l'eau réunis.

 

Ce que je sais, c'est qu'il y avait au moins un instrument de musique par personne, des chapeaux et des lunettes pour se déguiser et du champagne chaque fois que l'un de nous riait.

 

 

 

La vie plastronnait.

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Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 18:00

J'étais décidée à faire un billet consacré à ce musicien prodigieux :

Egberto.jpg

Je cherche dans mes centaines de billets et pas une fois je ne trouve le nom d'Egberto Gismonti ! Comment est-ce possible ? Sa présence dans mon univers musical remonte si loin et se fait si forte encore ! Ce Gismonti que j'ai eu la chance d'entendre en vrai en fin des années 80 dans une petite salle à Pessac.

Il était une fois un musicien brésilien qui savait tout faire :

https://www.youtube.com/watch?v=K1EwZPvdmvw&list=RDRI4uZ9J402U&feature=player_detailpage

Tous les morceaux sont longs parce que ce sont des voyages, forêts denses peuplées d'oiseaux et d'esprits. Laissons filer la pirogue sur cette eau de naissance. Il s'y faufile des sons, des envoûtements, des soubressauts. Il y a du monde et on est seuls à ras de terre, à la cime des arbres, sur ce fleuve. Dans un monde de sons : MAGIQUE.

Et puis, je m'agace parce que je ne trouve sur la toile aucun des morceaux de mes vieilles galettes vinyl. Tout a disparu de cette époque.

Alors, je me décourage.

Et comme je suis capricieuse (mot de la famille de chèvre), je change d'idée, je gambade et j'ai envie de vous faire partager ça, vu aujourd'hui, pas loin : DSC02099.JPG

Pas faciles à attraper dans le viseur, ces minuscules machins qui sur-sautent sans cesse : une joie de mouvement, de grâce, d'agileté, de vie ! Alors, je ne m'agace plus avec les machines réticentes, les quatre lectures menées de front par défaut de choix, les voisins bruyants et mal-élevés ;  je ne choisis rien, je prends tout, à bras le corps, je siffle tout ce que j'entends, je siffle mal, j'embrasse tout, mal, fort, dans le désordre joyeux du printemps : bref, n'importe quoi !

Je ferai mieux la prochaine fois, mais le désordre, c'est si bon parfois !

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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 19:45

le-vampireMunch-1893.jpg

Le Vampire,  E. Munch, 1893

Dans homophobie, il y a phobie qui dit plus que la crainte, qui dit la haine. C'est ce qu'affirme Judith Buttler. Ce que la philosophe clarifie, c'est le distinguo entre le sexe (biologique) et le genre (social donc construit). À cela, elle ajoute un troisième terme, c'est le désir donc la sexualité. Au diable les binarismes faciles !

Ce qu'il y a de revigorant dans cette pensée, c'est l'importance d'inscrire son désir dans le monde.

Avec elle, on voit bien qu' il y a un lien entre la forme nationaliste que représente la famille traditionnelle et les tenants des " théories " anti-mariage pour tous : c'est " une certaine idée de la France " que les extrémistes, fortement identifiés à la nation, rejettent. Pas de ça chez nous !

Tout a tellement changé pourtant : l'institution du mariage n'a vraiment plus rien à voir avec ce qu'elle était. La place des femmes aussi et l'espace public dans lequel nous évoluons TOUS s'est également transformé. Donc le champ des possibles s'ouvre et pour certains, c'est synonyme de chaos. Si ça change, ça n'est pas bon.

Bon, ça ne rigole pas aujourd'hui mais j'avais cet article sous les yeux depuis longtemps et je voulais en parler, d'elle Judith Buttler, de Simone Weil (pas l'ancienne ministre, l'autre), de Carol Joyce Oates...

Et puis aussi de Dracula, aucun rapport, quoique... Il y a plein de sexe et de refoulé dans les histoires de vampires.

Vu le Dracula de F. F. Coppola et je l'ai trouvé franchement mauvais ! Du Walt Disney sauce ketchup. Complètement américain (il y a même une poursuite genre western !), parfaitement raté. Du coup j'ai repensé au Nosferatu de Werner Herzog (1979) qui, dans mon souvenir, est très beau, lent et si mélancolique. Je ne parle pas - mes louanges seraient dithyrambiques - du sublime Nosferatu de Murnau, 1922.

Musique de Popol Vuh pour le Nosferatu de W. Herzog
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Jeudi 27 mars 2014 4 27 /03 /Mars /2014 17:49

 

 

MARS

 

 

 

 

Maintenant, il faut bien l’avouer, même lors d’un perpétuel matin aux Tuileries, même dans tes courses et tes éclats de rire, le coma était survenu.

 

 

Trêves. Prolongations. Sursis.

 

 

Memory : nous tâchions pourtant de vivre chaque heure dans son épaisseur, son poids, farouche luminosité d’un gros cumulus, escortés de musiques infiltrant nos corps, nourrissant nos chairs, imbibant muscles et nerfs...

 

 

« Grave, disais-tu, c’est la gravité qui te tuera ! »

« Léger, tu es si léger » répondais-je, te poussant d’une main, te retenant de l’autre... Tu partais d’un pied, revenais de l’autre. Deux lutteurs soudés. Sumo.

 

 

Et nous fermions les yeux de notre enfant mort-né.

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