Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 20:20

Jean-Baptiste-Camille_Corot-Souvenir-de.jpgCamille Corot : Souvenir de Mortefontaine, 1864

Une amie m'offre un livre merveilleux : Quand la nature inspire les peintres. J'y reviendrai mais aujourd'hui, c'est le saule qui m'inspire. Et j'ai compris pourquoi lorsque je me suis souvenue que mon nom d'indienne, quand j'étais enfant était " branche de saule ". Ma sœur aînée avait décrété que tous les cow-boys étaient méchants et qu'on ne serait que des indiens. J'ai oublié leur nom de guerriers (frère, sœur, au secours, rafraîchissez ma mémoire !)

Ça m'allait bien, ce nom d'un arbre en pleurs qui aime l'eau, cet arbre à la brume poétique. J'étais la squaw aquatique, poétique et émotive.

J'ai aimé apprendre que c'est un arbre soigneur contre les fièvres et les douleurs (et pour cause, c'est de là que vient l'aspirine). 
monet nympheas avec rameau de saule

Pauvre saule qui pleure... qui assiste Ophélie dans sa noyade. Étrange saule avec son feuillage mal rangé et ses branches en désordre, dont les branches souples enserraient le balai des sorcières. Et puis, souvenir, il y a le saule vert - bizarrement nommé puisque ses branches orange vif trouaient le paysage - ou encore vim que les vignerons d'autrefois connaissaient bien puisqu'on utilisait ses rameaux pour lier la branche fruitière au fil de fer : http://marincazaou.pagesperso-orange.fr/chalosse/vigne.html

J'en connais un immense, dans l'un des nombreux parcs et jardins arborés que j'arpente : si l'on se met près du tronc, on est encerclés par ses branches tombant jusqu'au sol (qui lui ne pleure pas) : arbre magique, abri parfait.

Et ça, c'est pour rire : https://www.youtube.com/watch?v=fk_8x5j1K4Q

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Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 15:20

 

capoeira-paris-salto-mortal-saut-perilleux-arriere

Aimer, c'est ce à quoi s'occupent ceux qui n'ont pas peur. Davide RONDONI - Un bonheur dur - Cheyne Éditeur

https://www.youtube.com/watch?v=Oauxr2Fn9Zc (Ça, ça me déchire)

On se dit, oui, qu'on doit y aller... mais aller où ? Aller au-delà de soi, de son petit confort tristounet. Y aller à fond, dans la démesure, dans un grand truc dément. Pas pour épater la galerie, non. Ni soi-même, quoique...

Envoyer valdinguer la " novembrerie " générale, les chocolats de Noël qui déjà chassent les citrouilles. Repeindre en turquoise et vert, en framboise et cerise les murs des pensées.

Faire une espèce de pirouette fantastique, comme un rêve de vol plané, de ces rêves dont on émerge persuadé, l'espace d'un instant, qu'on sait le faire. Quoi, je vole ?

Oui, tenter le double saut per arrière suivé d'un salto et d'un triple shuffle croisé et hop ! V'là le travail !

De quoi chambouler la route tracée, la consteller de brillants, la rendre " Grand huit " !

Allez, même pas cap' ! Sinon, ça va être dur, avant les " Fêtes " pendant et après.

https://www.youtube.com/watch?v=ILbvtB_0pKk

Je n'ai pas l'habitude de ciiter Kant - que je fréquente peu - mais après la lecture du merveilleux Kant et la petite robe rouge de Lamia Berrada-Berca * et avec elle , j'ose dire : Sapere aude = ose savoir. (Et si tu ne sais pas, apprends.)

*La Cheminante, 2011

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Lundi 10 novembre 2014 1 10 /11 /Nov /2014 17:06

Ce n'est pas de l'immodestie : juste une façon de remercier et de laisser parler d'autres voix sur la mienne, celle de Dominique Boudou, écrivain. Sur son blog http://dominique-boudou.blogspot.fr/  il me fait ce cadeau que je vous transmets :

 

" Après Six petites perdix, publié en 2010, Claire Massart fait paraître L'oubli des étangs, toujours aux éditions du Greffier. Elle poursuit avec cette nouvelle livraison son chemin philosophique en interroeant la permanence fragile de la nature. " Et si les leiux 'étaient que nous-mêmes ? ", écrivait Catherine Sanchez au sujet de Claire Massart. Hélène Baron lui fait chorus : " On devient alors la respiration des arbres, le baiser de la rivière, ces ombres d'arbres qui se bagarrent sur le mur..."

Claire Massart n'est pas une promeneuse des arpents bucoliques où la pensée s'alanguirait. La nature est aussi un tumulte en écho avec les tumultes des souvenirs? L'écorce des troncs et l'écorce du cœur saignent tout pareil. Parfois, " il pleut des cris ".

Je vous recommande vivement la lecturede cette voix discrète et néanmoins ferme ainsi qu'une visite à son blog Les tempes du temps [...]. Savourez lentement les extraits suivants :

 

Tout fait ruisseau. L'air circule entre les jambages des arbres : échanges chuchotés de nouvelles vives et douces.
Le chien s'charne sur sa cimère de taupe, fouaille la boue, se prend pour un sanglier
L'eau claire du fossé le regarde se rincer.
*
Le plus souvent l'été, atteindre cet état : dérive sans retour,
croisement ralenti de corps passant
sous la ligne de flottaison.
Reconnus à leur abandon d'enfants noyés
si semblable au nôtre, à leur éloignement.
Courants inverses, doux, définitifs.
Un temps arrimé par le regard,
dans un silence d'avant la vie et une lumière d'avant la nuit
*
Lumière dévalant le toboggan de la colline
C'est là que les arbres délabrés
appuieront leur renaissance.
Larmes pas loin,
Juste derrière le mur gris
Là où ramiers et merles se toisent
Les pensées tournent en toupie.
*
Linges usés jusqu'à la transparence, effilochures grises
passant très bas, les nuages, ce matin,
ont tout de suaires anciens.
Livres de poussière, arrivés d'un horizon oublié.
Ainsi drossés vers nulle part, ils affolent le ciel
et le font courir.
Nous haletons sous notre souvenir.
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Mercredi 5 novembre 2014 3 05 /11 /Nov /2014 19:22

Je ne peux le nier : c'est un grand plaisir. Et comme toujours, il se partage.

Voici qu'est né le dernier recueil. Nous en reparlerons. Je vous donne à voir - et à lire, quoique... - la couverture de L'Oubli des étangs, paru ce 4 novembre, aux éditions du Greffier.

Plein de personnes à remercier : mes éditeurs, Jacques et Jacqueline ; ma re-lectrice à l'œil d'épervier et auteur de la 4ème de couverture, Hélène Baron ; mon camarade-mari silencieusement présent, efficace et patient ; les amies attentives et aidantes (elles se reconnaîtront).

 

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Lundi 3 novembre 2014 1 03 /11 /Nov /2014 19:00

Tout le monde s'engueule avec tout le monde... Et même, parfois, il y en a des qui tuent. Si si...

Je lis des tas de trucs que je ne comprends pas. Je vais arrêter de lire : ils m'embrouillent !

Devoir de désobéissance, entends-je à propos de barrage. Oui, très cher payé, la désobéissance de quoi, au fait ? Rien n'était interdit ce jour-là, le jour de la grenade !

Quand plus personne n'écoute ce que les gens disent, les gens le disent un peu plus fort, s'énervent un peu : c'est agaçant de ne pas être entendu. Dans l'ensemble, ça se passe bien, on laisse les gens crier, on leur envoie des trucs dessus et puis ça s'arrête là. Ce qui doit arriver arrive : on fait comme on a dit. On les laisse s'énerver, on leur fait croire qu'ils ont le droit de s'exprimer tant qu'ils le font sans rien casser... et puis, circulez, il  y en a rien à voir, pendant les manifs, les travaux continuent.

Un jour, même les plus calmes, même ceux qui s'en foutent, se foutaient de tout jusqu'alors, sont pris d'une rage ravageuse. Ils auront beau lâcher du lest, en face, faire de petites reculades, des petites concessions bradées, ce sera trop tard ! La colère sera trop grande et il y aura top de monde en colère...

Ça s'est déjà produit. Moi, je pense que ça pourrait bien recommencer. Et même je crois que c'est demain et que j'y serai. Je rigole pas.

Non mais, c'est vrai, à la fin ! Vous allez nous écouter, oui ?

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