Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 19:35

Avant ce petit récapitulatif " spécial frérot ", je vous prie d'excuser les publicités qui s'affichent désormais sur mon blog : je n'y suis évidemment pour rien et cela m'ennuie tant que je vais remédier à cela ; deuxio, je n'arrive plus à mettre les musiques de Deezer sur mes billets ! Bref, vous l'aurez compris, je suis confrontée à la techenik et je n'aime pas trop ça (vous pouvez quand même essayer d'y échapper en installant très facilement un petit logiciel gratuit qui s'appelle adblock sur http://fr.mon10.com/programs/adblock-plus

 

Et maintenant, le GENRE avec, en introduction, un chef-d'œuvre, que dis-je, un monument musical :

http://www.dailymotion.com/video/x9jhdj_est-ce-une-fille-ou-un-garcon_music

Mon billet s'intitule Mauvais genre, expression que l'on entend plus guère. Par contre, le terme GENRE est cuisiné à toutes les sauces. J'ai désespérément cherché une image qui était dans mon livre de lecture quand j'étais en C.P. : une maison française des années cinquante, maman essuie la vaisselle, papa lit le journal en fumant sa pipe, deux enfants jouent, la fille avec sa poupée, le garçon avec une petite voiture. J'ai trouvé ça :maman-cuisine.jpg

Mina-lave.jpg

Personne ne regrettera, j'espère que ces représentations soient légèrement  dépassées : ce pourrait être un petit garçon qui regarde " la mère " faire des crêpes. Et un homme qui lave ses chaussettes.

La théorie du genre n'existe pas. Tout le malentendu vient de notre sale habitude de plaquer des termes anglais sur le français : en l'occurence les gender studies, qui sont des études américaines ayant pour objectif de comprendre et si possible résoudre les inégalités homme/femme. La bonne traduction eut été " études sur le genre " au lieu de théorie du genre qui induit de l'idéologie et du politique.

Dans la sensibilisation des enfants au civisme et à l'égalité, au même titre que le racisme, le danger des drogues, l'écologie, n'est-il pas normal de faire entrer la discrimination sexuelle ? Et voilà que s'installe une hystérie sur l'Enseignement obligatoire du genre au motif complètement fantasmé qu'on va obliger les petits garçons à mettre des robes et à jouer à la poupée ! Non, ce qui est recherché dès l'enfance, c'est l'égalité des hommes et des femmes quelle que soit l'orientation sexuelle, et bien entendu, la sensibilisation à la discrimination donc à l'homophobie. Ce n'est pas la biologie qui est remise en cause mais les influences sociales qui programment les enfants.

Je pense qu'il y a bien des familles "normales " où l'on s'alarme si un garçon aime faire la cuisine et les couleurs pastels et si des gaminettes n'accordent pas un regard à la poupée apportée par le Père Noël ! La Peur, toujours la peur...

Et puis tiens, j'y pense, je suis bien contente d'avoir un chéquier, moi !

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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 19:15

http://developers.deezer.com/musicplugins/player?type=tracks&id=1150648

Il a été, l'été. L'est plus. Il est fini ? Mais il n'a pas commencé ! Peut-être reviendra en automne, ou plus tard mais... avant l'août, foi d'animal ! Tout arrive. Et quand je vois les gondoles pleines de cartables - non, de sacs à dos - et de stylos, je pense que cette année, ils font encore plus fort que d'habitude puisqu'on est passé direct du dernier jour d'école à la rentrée. Je lis un article marrant sur les enfants qu'il faut faire atterrir doucement pour préparer la rentrée. Les vacances, la vacance, la vacuité, le vide alors que les gens sont si occupés ou préoccupés à occuper la vacance. Quand je pense que le mot ÉTÉ vient de BRÛLER, je souris. Pas d'été brûlant, (pléonasme donc) pas d'été du tout ? Comme une frustration, un goût d'inachèvement, de promesse non tenue.

Je cherche dans les souvenirs, dans les photos : pas un(e) seule où je porte la robe-pour-quand-il-fait-très-chaud... Ah si, en juillet, deux jours, un cagnard, presque 35° ! Même pas le temps de sortir le ventilo du cagibi. Bon, le temps d'un bain ou deux.

P1040032

Mais quand même, où est-il l'été (cf. ma petite chanson du début) ? Et puis, je retrouve ceci dans mon carnet :

 

Été

 

 

Août glisse sur ses herbes chaudes.

Une fatigue s'installe, un épuisement des lumières, un excès de jours, une extinction de joie.

 

Les mouches zézaient.

La rivière est un baiser.

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Mardi 19 août 2014 2 19 /08 /Août /2014 19:30

Chaque fois que j'entends - et c'est fréquent ces temps-ci - le mot CALIFAT, je pense à Iznogoud.

iznogoud.jpg

D'un autre côté, comme les victimes se comptent par milliers, faut quand même aller voir de plus près.

Le dimanche 29 juin 2014 (dans la proclamation du groupe islamiste la date est donnée dans le calendrier musulman : 1er jour du mois de ramadan 1435 de l'Hégire), l'État islamque en Irak et au Levant a été le premier des mouvements djihadistes à prétendre avoir rétabli le califat. Et vraiment It's no good du tout ! Car leur projet est " d'achever ce qu’a inauguré Mahomet, à savoir la soumission de l’humanité aux lois d’Allah (étymologiquement islam signifie soumission) " Et ce, de deux façons :

1- Restaurer le califat dans les pays musulmans en éliminant les pseudo-dictateurs en place et en soumettant les populations à la Loi musulmane (la charia).

2- Étendre le califat au reste du monde.

Je tire toutes ces informations du site suivant : http://www.lesreligions.fr/articles/22-integristes-islamistes.php

Si je vous dis tout ça, c'est parce que c'est une affaire sérieuse. Et que je reste effarée de ce qu'on peut faire faire aux gens au nom d'une religion et même dans une même religion puisque certains musulmans sont massacrés par d'autres. En plus, SOUMISSION, ça vous branche, vous ?

D'un autre côté, quand on fait la genèse (tiens, c'est pas chrétien, ça ?) de l'histoire, on s'aperçoit de l'énorme responsabilité de l'administration Bush dans l'affaire Iznogood. Faut remonter loin mais c'est indispensable si l'on ne veut avoir une vision manichéenne.

J'arrête là, c'est complqiué et je ne suis pas compétente ; juste effarée. Effarée et inquiète.

Décidément IZNOGOUD !

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Vendredi 8 août 2014 5 08 /08 /Août /2014 17:10

15-ans.jpg" Un livre, c'est la nuit. " Et elle ajoute " J'ai envie de pleurer en disant ça..." Et c'est vrai qu'elle est au bord des larmes. Et moi, ça m'a transpercée, cet aveu, cette lumineuse obscurité. D'où lui vient cette étonnante élégance du désespoir ?

" Quel est ce mal ? " demande le vice-consul dans India Song. " L'intelligence " répond une voix de femme. Voilà que tout est dit.

Elle est si précise dans son discours, la Duras. C'est toujours juste et précis même dans le doute, jusque dans le doute.

Certains films sont de l'écriture qui se fait, c'est ainsi du moins qu'aujourd'hui j'en comprends certains. La voix de Viviane Forrester dans India Song, " peau de l'image " selon Marguerite Duras en témoigne. Ce ne sont pas des récitants mais comme le dit Jacques Lacan " des tiers [...], loin d'être tiers exclus ". Loin de moi l'idée de paraître pédante mais c'est sous les plumes de Lacan, Féfida et autres Blanchot que j'ai trouvé, éblouie, les lectures les plus éclairées de cette écriture. Jugez plutôt :

Car la limite où le regard se retourne en beauté, c'est le seuil de l'entre-deux-morts, lieu que j'ai défini et qui n'est pas simplement ce que croient ceux qui en sont loin : le lieu du malheur. Jacques LACAN in Cahiers Renaud-Barrault, déc. 1965

Et aussi, du même : [...] Vous célébrez les noces taciturnes de la vie vide avec l'objet indescriptible. Et Joël FARGES : Lieu vide, fission ou index, d'une déchirure, entrelacement discontinu : j'y passe, j'articule, je déclenche, j'y voyage. in Marguerite DURAS, collectif, Éd. Albatros, 1988 (pour mémoire = 75 F)

Et enfin, Pierre FÉDIDA, dans le même ouvrage : Ce discours parvient à se taire. Il fait place à la déambulation d'un espace dont seule la musique ou la voix peut indiquer qu'il est le lieu immobile d'une étrange violence.

Je ne relirai jamais La Douleur : c'est le livre le plus à vif, à nu qu'il m'ait été donné de lire. Un voyage qui doit rester unique.

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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 21:53

 

AOÛT

 

 

 

Ce fut un étrange mois d’août, éteint, confiné, morose, si raisonnable... Avare, voilà plutôt, un mois d’août avare.

Nous étions tous sur la défensive, sur le reculoir... Un mois d’août où chacun reculait sur le plongeoir, tâchait de briser de mauvaises absences, de suspendre des solitudes...

 

À pieds joints, éclaboussant le fond du silence, nous nous jouions déjà de nos mémoires diverses. L’air se noyait, asphyxié d’odeurs et certains matins atones se profilaient.

 

Sinon bêtes vivifiant les lourds instants, une puissante immobilité nous étreignait.

 

Amis, n’oubliez pas les notes d’automne précoce que nous piquions au creux de nos après-midi citrouilles !

 

Amis, nos pianos, flûtes et luths avaient des échos proches et lointains... Nous fermions nos yeux-vérandas sous la poussée d’une force interne.

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