Pauvre pauvre ange... Et le punctus (selon Roland Barthes dans le lumineux " La Chambre claire ") est pour moi le tout petit bouquet (j'allais écrire bouquin) dans la main droite de l'ange. La 1ère fois que je l'ai vu - pas en vrai, hélas et merci à Lucie - j'ai pensé que l'ange avait les yeux bandés afin qu'il ne voie pas où l'emportent les garçons. Cet ange n'est pas grand, c'est un enfant, il n'a pas d'âge ; la lumière ou plutôt l'absence de lumière ne permettent pas de dater l'instant : aube ou crépuscule, il y a des fleurs mais c'est l'hiver... bref, non-lieu, non-âge. Et ce garçon qui nous regarde, avec peur et colère. C'est lent, froid, silencieux, désolé... Il n'y a que l'ange, blanc comme la mort.
Non, en fait, je vous dis que les garçons l'emmènent à l'infirmerie ; le second râle parce que, mine de rien et malgré les plumes, l'ange n'est pas si léger et en plus, c'est peut-être lui qui a jeté le caillou qui a blessé l'ange... Mais quel ballot aussi, cet ange ! Et efféminé avec ça !!
Non, en fait, je vous dis que les garçons l'emmènent à l'infirmerie ; le second râle parce que, mine de rien et malgré les plumes, l'ange n'est pas si léger et en plus, c'est peut-être lui qui a jeté le caillou qui a blessé l'ange... Mais quel ballot aussi, cet ange ! Et efféminé avec ça !!
J'avais faim de musique et j'ai cherché - si vous saviez ! - Le Concerto à la mémoire d'un ange de Alban Berg ... puis j'ai pensé à L'ange bleu de l'incroyable Marlene Dietrich et enfin, je me suis souvenue d'Hélène Martin... Et vous ? (pour les plus anciens, parce que les jeunes...)
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