Idées, images, musiques à partager pour un tissage de qualité avec ceux qui pensent, qui vivent poétique "Ceci est la couleur de mes rêves" J. MIRO
Oh moi, vous savez, je ne fais pas de politique !! Mais quand même... Y a comme un problème. Ce qui me rassure (???), c'est que je ne suis pas la seule à ressentir cette "chose", à vivre ce que je considère peut-être à tort comme nouveau : il y a comme...
En tout tout premier lieu, dire que le buste qu'on peut voir sur le blog est signé Lucie Geffré. L'oeuvre s'appelle Clair obscur. On peut voir le travail de cette jeune artiste sur luciegeffre.blogspot.com Donc merci à elle... Dire aussi qu'il me semble...
Hier, on finissait sur l'écriture blanche et aujourd'hui, j'entends l'expression Bruit Blanc et ça me plaît ! Et, comme j'ai la tête poétique, comme d'autres l'ont philosophique ou mathématique, j'imagine une explication belle, somptueuse même ; j'y mets...
Cette fois, je donne le nom du peintre en titre, comme ça je n'oublierai pas : il est mal orthographié parce que mon ordi ne sait pas faire les O barré. Il est danois (le peintre). Mes ami(e)s savent que je porte un intérêt tout particulier aux peintures...
Expérience étrange, hier, après avoir relevé le courrier : au milieu de la flopée de publicités en tous genres (des fleurs magiques de M. Delagraine au 5ème pneu gratuit de la maison Dugommier, du 10ème produit gratuit pour 9 achetés chez Aufour ou Carrechan...
Quand II Quand beaucoup de choses Au soleil s'acceptent, Quand on n'a pas envie De quitter le pré, le talus, Quand on se sent de connivence Avec tous les verts, Avec la barrière et plus loin Les toits du hameau, On peut être tenté de se dire Que la sphère...
Quand 1 Quand peu avant midi Le soleil est sur la prairie, Que la chaleur, Disent les pâquerettes, est bonne Au niveau de la fleur, Au niveau des racines, Que le pré est ouvert À des champs, des landes Des chemins, du ciel, Qu'il y a : C'est un chant...
NOVEMBRE Novembre ancien, orient de terre : mort de tous les soirs, par contumace ; morte de toutes les morts crépusculaires, peu après avoir brandi, reliquat, un regard fauve. Puis, dans le désespoir de l’achevé, aller vers un très vague néant pressenti...
OCTOBRE Memory Nous étant dispersés dans l'or des poussières et des insectes, nous devions inévitablement nous retrouver au creux de notre couette d'octobre, parés de cent sortes de silences, préparant nos hivers, apaisant nos rires de raisin. Nous attendions......
JANVIER Laisser la peur prendre toute la place, ne plus l’encercler, la laisser déborder les murs, envahir l’espace et... la voir. Dans la vacuité, elle se meut aisément. Janvier et ma peur : quand les feuilles étaient tombées, nous partions tailler la...
Quand III Quand la plage vers le soir Est de la couleur de la mer, Que la mer N'est que le prolongement de la plage, Quand il n'y a de sûr Que ce gris qui n'est même pas gris, Ce plan horizontal et, au-dessus de lui, Le vague hémisphère translucide, Il...
SEPTEMBRE Allons-nous déjà, en septembre, écouter le " Voyage d'hiver " ? Déjà oublieux des dénuements de l'été, allons-nous, si tôt, nous habiller de boue ? Déjà raidie dans mes gestes, alourdie du silence, déjà oui tortue, je recule, tortueuse, chargée...
L'avenir fait marche arrière. Nous parlons à nos poches. Ce sont des temps qui, revisités, se présentent embellis mais sans mensonge : il y est question d'ombrelles et de berceaux, de fenêtres et de rideaux qui nous embrassent. L'air y est endimanché....
Il faut donner leur dîme aux morts, le matin et parfois aussi le soir quand l'absence de bruit devient calme hors-temps, avant que la nuit n'accoste. Non qu'ils réclament. C'est nous qui aimons nous acquitter pour ne pas quitter. L'on ne descend pas :...
Quand IV Quand la mer a laissé Du goémon sur le sable Et que passe une sterne échappée Aux rochers en escalade Quand l'horizon Est confus de brume, D'espoir de soleil - Le souffle de la mer Ouvre les portes, Fait donner les fonds D'avant l'autrefois Ceux...
AOÛT Ce fut un étrange mois d’août, éteint, confiné, morose, si raisonnable... Avare, voilà plutôt, un mois d’août avare. Nous étions tous sur la défensive, sur le reculoir... Un mois d’août où chacun reculait sur le plongeoir, tâchait de briser de mauvaises...
Jamais assez de gratitude envers ceux qui vous font découvrir. Les saluer, encore et toujours : merci, la loutre, merci pour ce M'introduire dans ton histoire de Jacques Dupin. Livre indispensable. * " Le poète n'a rien à donner que ce qu'il n'a pas....
Après le macabre bazar Des juments de la nuit Leurs sabots puissants et obscurs Les rêves ravagés Le silence labouré Après l'ovation de l'orage Après, mais vraiment après... Lorsque tout est autre Les grands crayons de couleur peuvent barioler l'air....
MAI Mois de mai tout bon ou tout mauvais... Les oiseaux sont déroutés. Mon fils me dit : « Dieu n’a pas de nom » et chacun convient que ce vent chaud, puissant et nocturne, exactement levé au crépuscule, a engendré une gêne tacite ; et chacun encore s’est...
Incluse dans le cube noir de la chambre, fixer le rectangle pâle de la fenêtre. Il faut faire abstraction de tout, dans une immobilité impensable. Pincer les pensées par le bout des ailes. D'un revers de cil, congédier les apparitions du jour : tournesols...
Et vient l'heure de l'aigrette, l'indolente et précautionneuse aigrette. Ce temps d'incertitude lorsque la marée tourne. Une indécision dans la lumière. Une hésitation dans la direction. Chaque heure a sa propre odeur et ses propres oiseaux. J'entends...
FÉVRIER Joignant l’ultime à l’agréable, tu partais sans bruit le matin très tôt. Je faisais accorder mon piano. Même si ce vide stupéfiant nous était imposé, nous n’aurions su en être privés. Il fallut jongler avec nos ambiguïtés, faire qu’elles deviennent...
Lent À marée basse, ici, tout s'allonge, L'eau s'étire au ralenti. Sous sa surface, le sable étale ses écailles. Le temps est en expansion, Passe en vol plané. Quelques gouttes de mercure Posées sur l'eau L'île peine à se dessiner sur l'horizon dissout...
DÉCEMBRE Et encore plus loin, anonyme distance, décembre enfoui, il faisait nuit à cinq heures. Dehors, les enfants baladaient leur dense monde dans le noisetier. De la fenêtre de ma chambre, voyeuse, je suivais leurs jeux, tranquillisée par leur enfance...
JUILLET Tout à coup, dans le vacarme océan, le pacte conclu, un corps qui se fait oublier, les châteaux de sable, ksour ruinés mais encore majestueux, des cris d'enfants semblables à ceux des mouettes... Alors me viennent les notes salées, les notes vertes...